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Le besoin et les avantages d'une approche cindynique de la vie économique sont aujourd'hui essentiellement ressentis par les grandes entreprises. Les moyens humains et matériels dont elles disposent et la vue nécessairement synthétique, parce que mondiale, des problèmes leur permet de consacrer une partie, même faible, de leurs ressources à l'étude des dangers auxquels elles risquent d'être confrontées. Elles assument par là une partie de leur rôle social, c'est-à-dire à la fois économique et politique.

Les PME-PMI, quant à elles, sont d'abord préoccupées par leur survie. Leur appréhension de ce que peut être le danger, s'inscrit donc dans une vision à court terme, incompatible semble-t-il avec l'approche cindynique, orientée vers des questions fondamentales, voire philosophiques, dont certaines solutions ne peuvent être escomptées dans un avenir proche en raison, notamment du nombre des variables en jeu.

Elles ne disposent pas non plus des moyens matériels et humains nécessaires à une telle approche, dont la rentabilité n'est ni immédiate ni quantifiable.

La fonction du chef d'entreprise, quelle que soit sa taille, est de définir les axes stratégiques. Il doit donc se concentrer davantage sur ce qui est important que sur ce qui est urgent.

À l'égard du danger, son rôle est de gérer le risque d'entreprendre sans pour autant risquer l'entreprise.

Or, les contingences quotidiennes auxquelles est soumis le dirigeant de PME-PMI, le conduisent par la force des choses à privilégier l'urgent à l'important. Il apparaît surtout comme un homme-orchestre alors qu'il devrait être un chef d'orchestre.

Sans souvent s'en rendre compte, il agit de la sorte contre l'intérêt vital de l'entreprise : la pérennité.

La sensibilisation des PME-PMI à une approche cindynique de leur activité nécessite sans doute une révolution culturelle. Elle nécessite une redéfinition du rôle et des fonctions de chaque maillon de l'entreprise, de manière à recentrer, la mission du chef d'entreprise.

La démarche qualité, notamment dans la perspective d'une certificafion ISO, constitue dans bien des cas une opportunité à la mise en ceuvre de cette nécessaire mutation.

Au-delà des aspects organisationnels, le coût direct et immédiat reste un 'élément primordial dans l'analyse de tout projet au sein des PME-PMI. Pourtant, combien de PME-PMI ont définitivement disparu à la suite d'un sinistre. Dans la malorité des cas, le sinistre n'est pas directement la cause de la déconfiture de l'entreprise. La volatilité de la clientèle, les délais de reconstitution des moyens de production, la désorganisation des circuits d'information, sont des éléments tout aussi déterminants.

Les travaux menés par l'IEC depuis plusieurs années, notamment sur les risques majeurs auxquels notre société doit faire face, peuvent constituer un apport déterminant pour les PME-PMI.

La vision transverse qui sous-tend l'ensemble de la réflexion cindynique apporterait aux PME-PMI le recul nécessaire à la mise en ceuvre d'une mutation de leur fonctionnement et plus généralement de leur rôle au sein de notre société.

En effet, au plan économique, la mondialisation ne doit pas faire oublier l'importance du tissu des PME-PMI dans la réussite d'un pays.

En cette fin du XXème siècle, le soutien au plus important pourvoyeur d'emplois est déterminant pour notre avenir.

C'est la raison pour laquelle l'IEC a décidé de créer le groupe de travail en charge des PME-PMI.

Les objectifs de ce groupe de travail étaient :

  • de recenser l'existant sur ces sujets
  • d'identifier les axes transverses de réflexion adaptés aux PME-PMI
  • de définir les sujets prioritaires à traiter
  • d'organiser en 2000 une manifestation ou une communication contributive sur le sujet