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A l'été 2006, l'Institut Européen des Cindyniques a rejoint l'Institut pour la Maîtrise des Risques et la Sûreté de Fonctionnement (IMdR - SdF) pour former l'IMdR, l'Institut pour la Maîtrise des Risques - Sûreté de fonctionnement - Management - Cindyniques.

Ainsi, rassemblant les compétences des deux associations, l'IMdR offre un lieu privilégié d'échanges en matière de maîtrise des risques, depuis la vision politique et stratégique, jusqu'aux outils scientifiques concrêts et quotidiens. 

La cindynique qu'est-ce que c'est?

La cindynique (du grec κίνδυνος / kíndunos, danger) regroupe les sciences qui étudient les risques. On l'appelle aussi « science du danger ». Elle s'intéresse plus particulièrement aux risques industriels et plus spécifiquement aux risques majeurs.

Une situation dangereuse est une situation placée au sein d’un système et dans laquelle une cible vulnérable se trouve exposée à un ou plusieurs danger(s) dont les effets ne sont pas toujours immédiats ou apparents. 

Le but poursuivi par l’approche cindynique consiste à identifier la vulnérabilité de ces situations afin de la réduire dès la source et de limiter ainsi les risques que peuvent subir divers enjeux (humains, matériels, économiques, environnementaux, …).

Le mot de « situation » est le concept fondateur des cindyniques. Pour détecter de telles situations, si la recherche des causes techniques reste indispensable, la dynamique d’origine de bien des dysfonctionnements d’un système montre que les facteurs comportementaux de chacun des acteurs (ou groupes d’acteurs) intervenant dans le fonctionnement du système considéré, jouent un rôle important à tous les niveaux de la chaine organisationnelle. Il a été en fait constaté que dans toute organisation, et en particulier dans les systèmes complexes, des réseaux internes d’acteurs se créent, échangent entre eux des données, des informations et interagissent ; or, si les organisations sont régies par des structures, des règles et des techniques, les réseaux partagent ou opposent des valeurs qui commandent le comportement des individus et des organisations qui les composent. Ce constat a donc amené à prendre en considération de nouvelles caractéristiques du comportement des réseaux d’acteurs telles que les finalités, les valeurs, les règles (la déontologie) qui font intégralement partie du fonctionnement de toute organisation vivante.

Ces nouvelles caractéristiques viennent s’ajouter à celles décrivant les aspects plus traditionnels de l’approche des risques intégrant les données de vraisemblance (probabilité) et de gravité / vulnérabilité, complétée par le recours à des modèles traduisant la façon dont ces données sont utilisées.

Une telle approche permet donc, en complément de la description habituelle des dangers techniques et le plus souvent visibles, de s’intéresser à des sources de danger potentiel non directement perceptibles.

La description proposée des situations potentiellement chargées de dangers se réalise dès lors à travers une grille de lecture dénommée « Hyperespace du danger » comportant cinq qualificateurs :

  • les finalités, les objectifs fondamentaux poursuivis, complétés le cas échéant par des objectifs quantifiés,
  • les valeurs de référence, au nom desquelles la situation va être jugée en bien ou en mal,
  • les lois, normes, règles et standards, qu’ils soient obligatoires ou libres,
  • les faits et données, observations répétées sur lesquelles s’appuyer,
  • les représentations et modèles utilisant les faits et données en vue de l’action.

Par ailleurs, les systèmes techniques évoluent dans le temps et ceci amène les cindyniciens à poser leur regard à des époques différentes de la vie du système étudié. Au moyen de cette grille de description, l’approche cindynique va dès lors s’attacher à analyser les incohérences affectant le comportement de chaque groupe d’acteurs et celles affectant les interactions entre ces groupes susceptibles de créer des situations dangereuses. A contrario la recherche de cohérence permet au système étudié de trouver un équilibre obtenu par la mise en jeu de différentes régulations propres à chaque acteur ou à leurs interactions.

La mise en œuvre de l’approche cindynique permet de procéder à trois formes de description des situations :

  • une description macroscopique de l’organisation,
  • un relevé des insuffisances (incohérences) au niveau de chaque groupe d’acteurs ainsi que des points de désaccords entre différents groupes d’acteurs,
  • une approche temporelle pour détecter les évolutions positives ou négatives des acteurs et des organisations afin, en particulier, de les prédisposer à aborder les situations de crise.

La démarche cindynique, en s’appuyant sur le concept de situation dangereuse, apporte donc un moyen de repérer et de relier les efforts de modélisation du danger et, en visant à le réduire à la source, de faire avancer les techniques de prévention. Elle permet également d’étudier le fonctionnement d’une organisation et d’identifier les situations « positives » liées aux interactions entre les groupes d’acteurs. Elle fournit ainsi un outil stratégique de maîtrise des risques et des opportunités à une entité qui souhaite avoir un regard à long terme sur le développement de son activité.

Le Groupe de Travail et de Réflexion (GTR) cindyniques de l’IMdR

A voir :

Osons dès aujourd’hui la pensée cindynique
Les Cindyniques : une approche du danger

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